Le skipper

 

 

Philippe n'est pas un débutant en course à voile, il a commencé a naviguer un dériveur à la fin des années 80, puis c'est illustré en char à voile, en FC8, en Jod 35 et sur bien d'autres supports. En 2003 il devient champion du monde micro en bateau de série, s'en suive deux saisons en mini avant qu'il ne décide de revenir à ces premières amours: le dériveur et en se mettant au finn.

Sa formation d'ingénieur, son experience sur l'eau et sa motivation, en font le meilleur chef de projet possible.

 Voila ce qu'il nous expliquait au lancement du projet:

"Les années passées à naviguer un peu partout en France et ailleurs dans le monde, les discussions que j’ai pu avoir avec de vieux marins, des pêcheurs, des gens de mer m’ont fait réaliser que l’homme modifiait profondément le milieux naturel et que celui ci était en danger. En constatant un dégazage en mer ou en voyant des déchets qui flottent dans un port, je suis souvent pris d’un sentiment d’urgence. Comment faire prendre conscience au plus grand nombre que nous sommes chacun responsables personnellement de notre Terre ?

Pourtant, lorsque j’ai entendu parler du développement durable pour la première fois, il m’a semblé que c’était une notion abstraite, absente du terrain et de les réalité du monde moderne. Bien entendu, j’ai vite compris que chacun de nos actes quotidiens etait important : si je déverse un produit toxique dans mon évier, il rejoint une rivière, puis la mer, et de là, il peut polluer n’importe quel continent. Si j’achète du café du commerce équitable, je décide d’aider des gens à vivre autrement. Au fil des jours, des gestes simples sont devenus évidents. Mais ces geste, bien qu’importants, etaient limités et je ne voyait pas de possibilité d’action plus importante possible.

C’est mon expérience professionnelle qui m’a fait prendre conscience qu’au contraire, appliqué inteligemment, le dévelopement durable pouvait, non seulement porter ses fruits, mais s’inscrire dans une démarche de rentabilité d’entreprise. Cet aspect est, j’en suis convaincu, primordial pour permettre l’aplication réaliste à grande echelle du développement durable. Travaillant dans un grand groupe du BTP, j’ai pu constater que l’on pouvait mettre en place une démarche visant à limiter les impacts de notre activité sur nos hommes et sur notre environnement. Et ce tout en restant rentable, voir en le devenant plus.

Pour être valable, les impacts de notre action doivent être perçus dans leur intégralité, regarder ce qui vient avant, pendant et après notre action. Dans le cadre de mon metier, je regarde l’impact de ce que j’achète, de ce que je construit, mais aussi de la vie qu’aura le bâtiment lors de son utilisation ainsi que l’impact qu’engendrera sa destruction.

C’est fort de cette vision globale que je me suis mis à réflechir à ce qui ; dans ma vie personelle, avait eu le plus d’effet néfaste sur l’environement. La voiture, les produits ménagers, le chauffage, … certaines réponses ont été évidentes. Mais un point plus surprenant m’est aparu. Je fais de la voile depuis pres de 25 ans. J’ai utilisé des dizaines de voiles, des kilomettres de cordage, des dizianes de coques. Bien entendu, l’utilisation que j’en ai eu a eu tres peu d’impact sur l’environement, mais j’ai ma part de resposabilité dans leur fabrication et dans leur retraitement. Or ces deux partie de la vie des bateaux sont particulièrement poluante.

C’est suite à cette reflexion que j’ai décidé de me lancer dans le projet « les voiles vertes ». L’idée est de porter une réflexion sur comment développer des techniques de construction de bateau de plaisance plus respectueuses de l’environement. J’ai choisis de faire cela dans le cadre d’un projet sportif, la participation à la transat 6,50, pour me permettre de comuniquer sur le sujet à grande échelle et essayer de convaincre les professionnels de la construction ainsi que les plaisanciers en tant que client de s’intéresser au sujet."

Philippe Druesne